Le mot du président

Nous cherchons tous de la cohérence dans nos actes, dans nos pensées, dans les personnes qui nous entourent, dans nos dirigeants, dans la société en général. L’être humain a besoin de cette cohérence pour se construire dès son plus jeune âge. Pourtant, une fois dans l’entreprise, nous sommes confrontés à un monde d’incohérences, où derrière l’image de marque, derrière les valeurs sociales affichées, restent seulement la rentabilité, la profitabilité, la marge, le chiffre d’affaires. Un monde où les entreprises peinent à bâtir une identité collective forte, tendue vers un même but : produire mieux. Un monde où intérêts individuels priment souvent sur le collectif et où les acteurs peinent à s’investir affectivement et à s’identifier au groupe.

Mais comment donner envie aux individus de s’identifier à ce collectif quand le manque de congruence entre valeurs affichées et valeurs vécues est aussi fort ? Et comment dans ce contexte, faire émerger des managers ? Comment faire pour qu’ils se reconnaissent, qu’ils s’identifient à ces entités collectives dont ils ne perçoivent plus la légitimité, qui ne créent plus de confiance et qui ont, dans leur construction, oublié une chose : l’homme. L’homme qui pense, l’homme au travail, l’homme qui ne se contente pas de produire et de transformer mais qui se transforme lui-même. « Il n’est de richesses que d’hommes » disait Jean Bodin. Nous l’avons manifestement oublié.

Pour évoluer, pour se retrouver, l’entreprise doit reconstituer sa collectivité et retrouver de la cohérence.

En tant qu’entrepreneur, on nous apprend sur les bancs des grandes écoles de commerce la règle d’or selon laquelle un client ne doit jamais représenter plus de 20% du chiffre d’affaires global, sous peine de se mettre en danger commercialement. Oui, mais en tant que salarié, n’a-t-on pas qu’un employeur ? Pourquoi n’appliquerait-on pas cette même règle dans le monde du travail ? Mais alors, faut-il remettre en question le CDI, socle même de notre fonctionnement ? Iconoclaste ? Peut-être pas et il faut revisiter nos fondamentaux.

De plus, l’entreprise ne doit-elle pas changer de paradigme en redonnant à l’individu la capacité de gérer sa propre valeur ajoutée ? Les entreprises d’aujourd’hui sont des groupes artificiels, des agrégats d’individus qui ne se reconnaissent pas dans le collectif et n’y trouvent pas leur place. Certes, nous pourrions aller vers l’entreprise à la chinoise, où l’individu disparaît totalement derrière le collectif.

Mais nous pourrions aussi construire une nouvelle entreprise, réunion d’individus alertes, libres et constitués en réseau de compétences et non en organisation hiérarchique.

L’entreprise de soi.

Jean-Christophe LACAZE
Président Directeur Général du Groupe AXCESS

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"Nous avons bâti l'entreprise de conseil RH avec laquelle nous aurions aimé collaborer lorsque nous étions Directeurs des Ressources Humaines".