Plus de vingt ans de maison. Responsable d’un centre de profit que j’avais créé et développé. Une rentabilité convenable. Puis, c’est le nouveau chef, celui avec lequel les relations se détériorent peu à peu. Un an après, l’entretien annuel: « Personne n’a jamais eu le courage de te dire depuis des années que tu es considéré comme nul, je le fais donc. Mais si tu veux, je demande à la DRH de te trouver un coach. »

Des défauts, j’en ai. Avec le coach, j’ai même réussi à leur mettre un nom dessus, à mieux les cerner. Mais des qualités aussi. La preuve, j’ai un nouvel emploi, dans une branche différente, et ça se passe bien. Mais il a fallu un an pour comprendre que j’avais perdu toute énergie constructive, la capacité de saisir une opportunité qui se présenterait, puis de les retrouver.

Un an à me faire bousculer, à fouiller au fond du cerveau où ça fait mal, mais aussi un an à recoller les morceaux, à me réconcilier avec moi-même, insensiblement. Le monde en noir et blanc a repris des couleurs.